Le décrochage scolaire, enjeu majeur de la présidentielle 2012

L’éducation est un sujet central de la campagne présidentielle. Il ne se passe pas une semaine sans que les forces en présence, notamment les deux poids lourds PS et UMP, s’invectivent sur le sujet, démuselant à l’envi leurs pitbulls pour qu’ils aillent s’ébrouer et s’écharper devant le champ des caméras.

En somme, du pain (mais de moins en moins, pouvoir d’achat oblige) et des jeux (de plus en plus bêtes) pour occuper la plèbe.

Une thématique occupe une place de choix dans ce duel, un statut particulier, car elle touche beaucoup de monde : le décrochage scolaire.

Un rapport récent de l’OCDE fait état d’une augmentation de la proportion d’élèves de 15 ans en situation d’échec scolaire, qui est passée de 15 à 20% entre 2000 et 2009, induisant la sortie du système éducatif de 150 000 jeunes sans diplôme chaque année.

150 000 raisons de mettre en doute les discours convenus et fallacieux du ministre de l’éducation, alimentant ses habituels sophismes sur la différentiation des moyens et la personnalisation des parcours.

Mais le décrocheur se niche parfois où on s’y attend le moins. Et il n’est pas nécessairement un enfant défavorisé. Ce fléau touche sans distinction d’âge ou de milieu socio-professionnel.

Alors, comment caractériser un décrocheur, quel est son morphotype, comment l’identifier pour le cas échéant le remettre dans le droit chemin et exfiltrer le mal qui le consume ?

1/ Le décrocheur est un individu présentant des troubles cognitifs.

Ainsi, il n’est pas rare que le décrocheur présente des troubles du langage sévères, notamment le syndrome Gilles de la Tourette, la dysphasie ou dans certains cas, le syndrome de JCVD (du nom de l’acteur belge chez qui la maladie fut pronostiquée la première fois).

Parfois, une altération de la mémoire peut être observée, altération consciente ou subconsciente, mais qui conduira immanquablement au reniement de ses promesses. La cause peut en être conjoncturelle (le décrocheur invoquant alors une crise sans précédent et ce n’est pas une crise de croissance même lorsqu’il se comporte comme un adolescent…) ou héréditaire.

Ses jugements sont souvent décorrélés de la réalité à cause d’une mauvaise perception de son environnement et de la passivité de son cercle d’amis et courtisans qui, par peur de la répudiation, ne le contredisent jamais, ni le mettent en garde contre quoi que ce soit.

2/ Le décrocheur aime se mettre en avant

Bâclant son travail, ayant tendance à « swaper » d’une tâche à une autre tel un ordinateur en surchauffe, n’en finalisant aucune et pariant davantage sur la multiplicité que sur la qualité, le décrocheur a du mal à se canaliser et est névrosé par son besoin d’occuper à tout prix l’espace et le devant de la scène.

Il sera parfois bouillant et brouillon, souvent agité, toujours hyperactif car préférant l’effervescence à l’immobilité. Il est persuadé que l’écran de fumée est le meilleur des alibis, s’intronise d’ailleurs pompier-pyromane dès qu’il en a l’occasion et préfère être une cible mouvante et stérile qu’un individu serein et productif.

3/ Le décrocheur a une confiance aveugle en lui

C’est donc un individu prompt à s’auto-congratuler, le plus souvent fier de ce qu’il produit et s’attendant à ce que ses amis s’en émerveillent tout autant, mais pouvant par ailleurs manquer de discernement et d’esprit critique, critique qu’il ne supporte de toute façon pas.

Il est donc rempli de certitudes, c’est même l’un de ses principaux marqueurs psychologiques.

Il aura tendance à minimiser les mauvaises notes qu’il obtiendra, prétextant systématiquement que la classe dans son ensemble a échoué, trouvant 1 million de raisons pour arguer qu’elles ne reflètent pas sa valeur ou encore que le système d’évaluation est à revoir.

4/ Le décrocheur peut être un leader

Lorsque le décrocheur est un leader, deux traits de caractères qui ne sont nullement antinomiques, il cherchera par tous les moyens à se constituer un clan, une armée susceptible d’aller au combat pour lui et dressée à défendre son action, ses prises de position, ses choix.

Pour adhérer à ce clan, la règle est simple : ne pas se poser de questions (et donc ne pas y répondre…), être totalement inféodé au chef gourou, lui jurer fidélité et la plupart du temps, « laisser son cerveau au vestiaire« .

5/ Le décrocheur peut perdre ses moyens en environnement hostile

Enfin, s’il aime évoluer en terrain conquis, manière de flatter son ego, il supporte en revanche difficilement la contradiction, surtout lorsque celle-ci est portée au vu et au su de tout le monde dans un environnement qui lui est moins familier. Il peut alors perdre tout ou partie de ses moyens, tentant comme il le peut de se rattraper aux branches.

En fait, la principale caractéristique de ce type de décrocheur est qu’il décroche surtout  dans les sondages.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s