Mélenchon – Le Pen acte 2… mais maintenant, c’est papa qui veut débattre !

Selon une dépêche de l’AFP du dimanche 26 février, le président d’honneur du Front national Jean-Marie Le Pen a traité dimanche Jean-Luc Mélenchon de voyou pour avoir « pris à partie une femme », Marine Le Pen, jeudi sur France 2 dans l’émission Des paroles des actes, et a proposé un débat au candidat du Front de gauche à la présidentielle.

« Je trouve scandaleux qu’un voyou comme M. Mélenchon se croit autorisé à prendre à partie une femme », a déclaré Jean-Marie Le Pen, commentant à l’émission Radio France Politique le face-à-face télévisé entre sa fille et le dirigeant du Front de Gauche jeudi dernier. « Parce que ce sont des méthodes de voyou », a-t-il insisté.

Le dirigeant du Front National a dit, semblant le regretter, que Mme Le Pen « n’a pas voulu, pour des raisons que je respecte, discuter avec Mélenchon ». « Moi, j’offre un débat à M. Mélenchon et je vais lui retirer son caleçon, et je vais montrer ce qu’il est : le candidat des communistes, qui ont du sang sur les mains jusqu’aux coudes ».

« J’attends M. Mélenchon dans un débat quand il veut, où il veut », a-t-il repris.

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1er commandement de Guaino : tu ne qualifieras pas d’indigne le débat sur l’identité nationale

Il y a des mots déclencheurs qui nous font sortir de nos gonds de manière irrépressible. C’est comme ça, on n’y peut rien. Dans la trilogie Retour vers le futur, il ne fallait pas traiter le héros Marty Mc Fly de mauviette.

Dans la vraie vie, il ne faut pas qualifier d’indigne le débat sur l’identité nationale devant Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Illustration. Et ceci n’est pas un trucage…

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Marine Le Pen a-t-elle fait économie première langue ?

Chère Jean-Marine,

Hier, suite à ta séquence apocalyptique face à Jean-Luc Mélenchon dans l’émission Des Paroles Des Actes, j’ai écrit un billet peu charitable à ton encontre. Ton refus de débattre avec le candidat du Front de Gauche me libéra en effet l’espace pour un propos logorrhéique et vitriolé qu’aujourd’hui, après cette gueule de bois télévisuelle, je serais presqu’en passe de regretter.

Car oui, il y a eu pire et j’en viens à me demander si je ne me suis pas trompé de bataille.

Ce pire, ce fut ta confrontation avec François Lenglet, journaliste économique et directeur de la rédaction de BFM Business. Ce pire, je l’ai tout d’abord raté : en petit bourgeois hédoniste, je m’étais autorisé une sortie au restaurant, qui me fit rater ta prestation de haut vol sur les questions économiques. J’ai donc dû me rattraper aujourd’hui. C’est bien normal, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même de jouer au bourgeois. Si Jean-Luc Mélenchon savait ça, il ne me calculerait plus et, le cas échéant, ne me lirait plus !

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Marine Le Pen : à l’école de Montretout, on n’enseigne ni le courage politique, ni la dignité

Jeudi 23 février 2012, fin du rêve présidentiel pour Marine Le Pen. En refusant le débat ce soir avec Jean-Luc Mélenchon dans l’émission Des Paroles des Actes sur France 2, la petite fille gâtée de Montretout a prouvé qu’elle n’avait à l’évidence pas le cuir assez dur pour endurer les joutes politiques sérieuses et qu’elle n’était pas à même de tenir la distance dans cette élection.

Bref rappel de ce qui a précédé (Voir cet article d’Alexis Corbière sur Le Plus du Nouvel Observateur). A l’origine, France 2 voulait organiser un débat Marine Le Pen vs Jean-Luc Mélenchon. Refus de Marine Le Pen, qu’elle justifie par 3 arguments :

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Sarkozy 2012 : le roi est mort, vive le roi… ou la mise en scène du pouvoir personnel

Étonnante coloration choisie par Nicolas Sarkozy pour sa campagne présidentielle. Sa déclaration de candidature au JT de TF1 et plus encore, son discours lors de son premier meeting à Annecy, ont en effet mis l’accent sur sa volonté de se présenter comme le candidat du peuple contre « les élites politiques, économiques, administratives ou syndicales qui confisquent le pouvoir ».

Comme preuve de sa bonne foi, il apporte dans la corbeille de la mariée des promesses de référendum à la pelle, outil ultime permettant ce legs. Est-il utile de rappeler que, sur ce point, il n’hésita néanmoins pas en 2007 à bafouer le référendum sur la constitution européenne de 2005, pour lequel le peuple français avait voté NON à 55%, en engageant une ratification parlementaire du traité de Lisbonne, et qu’il faillit tomber de l’armoire quand il apprit que le Premier ministre grec Georges Papandréou émettait l’idée de consulter son peuple par le même biais le 27 octobre 2011

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