Le décrochage scolaire, enjeu majeur de la présidentielle 2012

L’éducation est un sujet central de la campagne présidentielle. Il ne se passe pas une semaine sans que les forces en présence, notamment les deux poids lourds PS et UMP, s’invectivent sur le sujet, démuselant à l’envi leurs pitbulls pour qu’ils aillent s’ébrouer et s’écharper devant le champ des caméras.

En somme, du pain (mais de moins en moins, pouvoir d’achat oblige) et des jeux (de plus en plus bêtes) pour occuper la plèbe.

Une thématique occupe une place de choix dans ce duel, un statut particulier, car elle touche beaucoup de monde : le décrochage scolaire.

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Nicolas Sarkozy répudie l’école et convole avec Jeanne d’Arc

Les deux derniers discours du président candidat Sarkozy, le premier jeudi 5 janvier pour la présentation de ses voeux à destination des enseignants et chercheurs, le second vendredi 6 janvier pour la célébration du 600e anniversaire de Jeanne d’Arc, montrent sans équivoque qu’il est entré en campagne (ça, tout le monde le savait déjà) et indiquent sans ambiguïté la coloration qu’il entend lui donner.

Deux discours totalement indigents frisant parfois l’ineptie et qui tranchent avec sa volonté de prouver par ailleurs son côté volontariste et son statut d’unique sauveur de la nation (l’enchaînement des sommets européens pour sauver l’euro, le G20, sa marche forcée sur la taxe Tobin, son interventionnisme dans la crise des agents de sûreté aéroportuaires et dans la tentative de sauvetage de l’entreprise SeaFrance etc…).

Des discours indigents mais ni insipides, ni anodins. Ils montrent que l’animal politique Sarkozy entre dans l’arène et avec quelles armes il entend aller chercher son Graal.

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Lettre au Père Chatel, dessine-moi une Auxiliaire de Vie Scolaire

Cher Monsieur Luc, chef des écoles,

Je m’appelle Jasmine, j’ai 8 ans et j’habite en Bretagne. J’ai un petit frère qui s’appelle Noah, il a 5 ans.

Avant de commencer, je dois t’avouer que Jasmine et Noah ne sont pas nos vrais prénoms. J’ai préféré utiliser des pseudos comme on dit sur Facebook car si on me reconnait, j’ai trop peur que parmi tes amis, certains essaient de nous chercher des problèmes : par exemple, j’ai peur que le petit monsieur à lunettes qui fait du parachute à Boulogne vienne avec les gendarmes chez papa et maman, ou que la grande dame blonde qui vient de l’Est, qui a l’air si méchante et fait tout plein de fautes de français quand elle parle, licencie ma maman du magasin où elle travaille, ou encore que le jeune monsieur aux cheveux tout gris décide que je n’aurai pas droit au RSA lorsque je serai une pauvre en âge de ne pas trouver d’emploi.

Mais je voulais vraiment t’écrire car je suis assez préoccupée ces temps-ci après t’avoir entendu parler des élèves en situation de handicap, lors de la réunion entre gens importants que vous avez eue il y a quelques jours (l’atelier sur les politiques du handicap qui s’est tenue le 1er décembre dernier).

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Mon nom est Georges et je suis étudiant étranger

Mon nom est Georges et j’ai été étudiant étranger à une époque où l’Union Européenne n’existait pas mais où les nationalismes étaient exacerbés, puis chercheur dans un domaine de pointe, la physique des particules.

J’ai pris acte de la circulaire Guéant relative aux étudiants étrangers non européens qui restreint leur possibilité de travailler en France après leurs études.

Personnellement, vu ce que j’ai traversé, cette circulaire ne me fait pas peur, elle ne fait que m’insulter.

Dusse ma modestie en souffrir et malgré mon « défaut de naissance » qui m’a fait étranger, je crois avoir contribué à mon niveau à certaines avancées scientifiques notoires et m’être d’ailleurs vu décerner pour cela quelques menues distinctions par mes pairs.

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Masterisation des enseignants : le ministre pris par la patrouille !

Camouflet pour le ministre de l’Éducation Nationale Luc Chatel.

Le 28 novembre dernier, le Conseil d’État a annulé partiellement l’arrêté du 12 mai 2010 relatif à la réforme de la formation des enseignants, estimant que le ministre n’était pas compétent pour « abroger seul certaines dispositions de l’arrêté interministériel du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres ».

Le motif juridique invoqué pour l’annulation est l’excès de pouvoir. Les 2 articles retoqués portent, pour le premier, sur les compétences à acquérir par les professeurs et pour le second, sur les modalités de leur évaluation et de leur titularisation.

En effet, le ministère de l’Éducation Nationale n’avait pas autorité pour décider seul de cette abrogation, ne pouvant notamment s’affranchir d’y associer le ministère de l’Enseignement supérieur, ce qu’il ne fit pourtant pas.

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