Le moment où le roi Fanfaron 1er a sombré dans le ridicule

On pensait réellement avoir touché le fond avec Nicolas Sarkozy dans cette campagne et on n’avait que l’embarras du choix pour s’en convaincre :

  • les mensonges à répétition, voir ici et  (rien qu’au cours de la semaine écoulée, le déni du terme “vrai travail”, le soutien inexistant de Tariq Ramadan, l’appel fantôme des 700 mosquées, puis la soi-disant présence de François Hollande le 1er mai derrière les syndicats),
  • les tombereaux d’insultes à l’endroit du candidat socialiste (« Hollande est nul, je vais l’atomiser »),
  • les invectives répétées à longueur de meetings avec un style oratoire à tendance monomaniaque,
  • la stigmatisation incessante de certaines catégories (les Français contre les étrangers, les travailleurs contre les assistés, le privé contre le public, les enseignants contre les parents d’élèves, le peuple contre les corps intermédiaires etc),
  • l’utilisation du clivage systématique comme arme politique,
  • le cynisme poussé à son paroxysme à travers l’ultra-droitisation des thèmes de campagne pour récupérer les voix du Front National,
  • et de manière générale cette stratégie des écrans de fumée pour éviter d’avoir à répondre aux vraies questions (le bilan; les affaires Karachi, Kadhafi, Bettencourt).

Mais en fait non, on pouvait encore descendre plus bas sur l’échelle de Sarkozy.

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Frédéric Lefebvre ou la prise de pouvoir des philosophes dans la campagne de Sarkozy

Bon, autant vous le dire tout de suite : ce billet ne casse pas trois pattes à un canard, ni même deux neurones à un jeune de l’UMP. Et il ne révolutionnera pas l’analyse politique par sa subtilité ou sa perspicacité. Bref, ce n’est pas avec ça que j’entrerai au Panthéon des observateurs politiques.

Mais, parce qu’il y a un mais, quand on peut se moquer, pourquoi se priver de rire à gorge déployée ? Ma cible aujourd’hui ? Frédéric Lefebvre alias Frédéric Rac, la boite à idées officielle du président sortant.

On vante souvent l’intelligence tactique de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, qui serait composée de spin doctors brillantissimes (P. Buisson, P. Giacometti, E. Mignon, G. Peltier…) capables de sortir leur champion de n’importe quelle ornière électorale. On verra au soir du 6 mai.

Mais on se trompe. Le véritable génie est ailleurs. Le football a Lionel Messi, le tennis Roger Federer, le basket Tony Parker. Et en termes de stratégie politique, il y aura désormais un avant et un après Frédéric Lefebvre.

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