Un bon ouvrier est un ouvrier qui prend bien la lumière

Nicolas Sarkozy se présente comme le candidat du peuple contre les élites, le candidat hors du système, déclarant lors d’un meeting à Annecy le 16 février 2012 :

« J’ai pu mesurer pendant cinq ans à quel point les corps intermédiaires font écran entre le peuple et le gouvernement : les syndicats, les partis, les groupes de pression, les experts, les commentateurs, tout le monde veut parler à la place du peuple sans jamais se soucier de ce que le peuple veut, de ce qu’il pense et de ce qu’il décide, comme si le peuple n’était pas assez intelligent, pas assez raisonnable (…). De l’entre-soi des élites politiques, des élites économiques, des élites administratives, des élites syndicales, il ne sort que des compromis boiteux et au final, il ne sort que l’immobilisme. »

La première chose qui nous envahit en entendant Nicolas Fouquet’s Sarkozy s’ériger en ardent défenseur du peuple, c’est une certaine forme d’incompréhension. A titre de comparaison :

  • Aurait-on demandé à Eric Di Meco ou Carlos Mozer, à l’époque de la grande équipe de l’OM des années 80-90, de militer en faveur de l’abrogation du tacle assassin dans le football ?
  • Penserait-on à Nadine Morano pour réécrire le Bescherelle ou nous représenter à un concours international des « Chiffres et des lettres » ?
  • Nous effleurerait-il l’esprit que les frères Bogdanoff puissent un jour faire la publicité d’une crème de jour ?
  • Mandaterait-on Christian Vanneste pour organiser la prochaine gay pride ?
  • Songerait-on à engager François Fillon pour animer un enterrement de vie de garçon ?
  • Oserait-on proposer à Jean-François Copé de toucher moins de 5000 €/mois au risque de devenir un minable ?

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