Lettre au Père Chatel, dessine-moi une Auxiliaire de Vie Scolaire

Cher Monsieur Luc, chef des écoles,

Je m’appelle Jasmine, j’ai 8 ans et j’habite en Bretagne. J’ai un petit frère qui s’appelle Noah, il a 5 ans.

Avant de commencer, je dois t’avouer que Jasmine et Noah ne sont pas nos vrais prénoms. J’ai préféré utiliser des pseudos comme on dit sur Facebook car si on me reconnait, j’ai trop peur que parmi tes amis, certains essaient de nous chercher des problèmes : par exemple, j’ai peur que le petit monsieur à lunettes qui fait du parachute à Boulogne vienne avec les gendarmes chez papa et maman, ou que la grande dame blonde qui vient de l’Est, qui a l’air si méchante et fait tout plein de fautes de français quand elle parle, licencie ma maman du magasin où elle travaille, ou encore que le jeune monsieur aux cheveux tout gris décide que je n’aurai pas droit au RSA lorsque je serai une pauvre en âge de ne pas trouver d’emploi.

Mais je voulais vraiment t’écrire car je suis assez préoccupée ces temps-ci après t’avoir entendu parler des élèves en situation de handicap, lors de la réunion entre gens importants que vous avez eue il y a quelques jours (l’atelier sur les politiques du handicap qui s’est tenue le 1er décembre dernier).

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Masterisation des enseignants : le ministre pris par la patrouille !

Camouflet pour le ministre de l’Éducation Nationale Luc Chatel.

Le 28 novembre dernier, le Conseil d’État a annulé partiellement l’arrêté du 12 mai 2010 relatif à la réforme de la formation des enseignants, estimant que le ministre n’était pas compétent pour « abroger seul certaines dispositions de l’arrêté interministériel du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres ».

Le motif juridique invoqué pour l’annulation est l’excès de pouvoir. Les 2 articles retoqués portent, pour le premier, sur les compétences à acquérir par les professeurs et pour le second, sur les modalités de leur évaluation et de leur titularisation.

En effet, le ministère de l’Éducation Nationale n’avait pas autorité pour décider seul de cette abrogation, ne pouvant notamment s’affranchir d’y associer le ministère de l’Enseignement supérieur, ce qu’il ne fit pourtant pas.

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