Nathalie Kosciusko-Morizet est-elle en plein naufrage politique ?

En écrivant une tribune dans le « Figaro » daté du lundi 8 octobre, dans laquelle elle charge François Hollande et son gouvernement à la baïonnette, Nathalie Kosciusko-Morizet nous livre une nouvelle illustration de l’actuelle difficulté de l’opposition à trouver la juste distance entre critiques constructives et invectives stériles, courtoisie républicaine et agressivité des mots, respect de la démocratie et déni de la défaite.

La droite pense que le pouvoir est un apparat qui lui revient de droit et de manière exclusive. C’est une croyance ancestrale qui ne s’explique pas, un postulat inamovible. En France, le jeune peuple de droite a donc au moins 2 certitudes : le père Noël existe et le pouvoir appartient à sa famille politique. Par corollaire, la gauche n’est pas apte à l’occuper et, quand par hasard elle l’a conquis, c’est par effraction et signe d’une imposture (Il n’est que d’écouter comme Jean-François Copé utilise abondamment ce terme, pas plus tard que hier d’ailleurs).

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Syndrome de Stockholm en Sarkozye

Au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il ne fallait pas être grand clerc pour deviner que les guerres de sécession et succession allaient bientôt irradier l’horizon politique de l’UMP. Un congrès national prévu à l’automne aiguise forcément les appétits de ceux qui furent à la diète décisionnaire pendant 5 ans, ministres, députés ou conseillers victimes d’un omni-président à la fois entraîneur et castrateur. Un entraîneur qui après l’élection de 2007 avait néanmoins fait perdre à la droite tous ses titres nationaux ou locaux en 5 ans, du jamais vu.

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Le coq Sarkozy se dresse sur ses ergots mais est terrorisé par la basse-cour

Nicolas Sarkozy le belliqueux, Nicolas Sarkozy le bagarreur de rue, Nicolas Sarkozy prêt à en découdre à la savate de peur d’en prendre un bon coup dans le séant le 6 mai par des Français excédés de son comportement d’enfant gâté.

Le voila qui propose maintenant à son adversaire deux débats dans l’entre-deux tours. Tellement certain d’atomiser François Hollande si celui-ci est qualifié pour le second tour, tellement sûr de sa supériorité sur le candidat socialiste, le fanfaron de Neuilly se dresse sur ses ergots, bombe le torse, recommence à se pavaner et claironne :

« Si les Français me choisissent, je participerai évidemment au débat. C’est un moment solennel qui fait toujours ressortir la vérité des personnalités et des projets ».

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