L’UDI est-elle la future arme de destruction massive de Nicolas Sarkozy contre François Fillon ?

En créant l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), qualifiée d’UDF du XXIe siècle, Jean-Louis Borloo ambitionne de restaurer une offre politique centriste qui avait pris du plomb dans l’aile ces dernières années, victime des atermoiements de François Bayrou ou de l’opportunisme de certains de ses dirigeants partis convoler avec les sirènes de l’UMP.

Le problème est maintenant de savoir comment va s’intégrer l’UDI dans le paysage politique global et plus spécifiquement dans celui de la droite.

Lire la suite

Comment la Droite forte prépare le retour de Nicolas Sarkozy en tentant de contrôler la presse

L’initiative a été assez peu relayée dans la presse et pourtant, elle mérite qu’on s’y attarde : la Droite forte, cheval de Troie de Nicolas Sarkozy dans la place UMP et soutien affiché de Jean-François Copé pour la présidence du parti, a proposé mardi 02 octobre, par la voix de Guillaume Peltier, de « démocratiser les chaînes du service public [NDLA Radio France et France Télévisions] » et de « libérer l’information en garantissant l’embauche de journalistes de droite ».

A l’entendre, ceux-ci seraient en effet « très peu représentés dans l’audiovisuel public », introduisant de fait une iniquité de traitement de l’information au profit du pouvoir en place.

Lire la suite

Jean-François Copé adoubé par le prince Jean. Et on n’osa même pas en rire…

Dire que Jean-François Copé cherche à capter l’héritage sarkozyste et à reconquérir les sympathisants UMP égarés et sonnés par la défaite aux présidentielles relève de la litote. Les références à l’ancien président sont tellement fréquentes dans ses différentes interventions qu’on en viendrait presque à se demander si un totem à l’effigie de Nicolas 1er ne trône pas dans la salle du conseil à la mairie de Meaux.

Cependant, personne n’est dupe des manœuvres de cet ancien Chiraquien, qui ne fut d’ailleurs pas toujours très tendre avec son nouvel ami de 2 ans, tant on comprend qu’elles n’ont pour unique objectif que de marquer sa différente avec le « traître et félon » Fillon.

A l’instar de la célèbre série des Martine, l’ami Copé nous a joué « Jean-François déjeune avec Nicolas au Cap-Nègre« , « Jean-François a un lien singulier avec Nicolas« , « Jean-François prend une véritable leçon de vie avec Nicolas« , « Jean-François imite Nicolas en meeting« . Et le nouvel opus, probablement déjà en préparation, devrait être « Jean-François dépose la petite Giulia à l’école (privée)« .

Lire la suite

Moi président de la République, je restaurerai une communication normale

Valérie Pécresse a déclaré il y a quelques jours que le Sarkozysme n’était pas une idéologie. On ne peut certes que lui donner raison : c’est plutôt une gabegie. Ou une allergie…

Le pays n’en est pas sorti indemne. Même si les historiens de la Sarkozye s’échinent actuellement à réécrire le conte, le bilan, y compris comptable, est, lui, sans appel : explosion de la dette et du chômage (les maths sont taquines), accroissement des inégalités, destruction de l’école républicaine, ouvertures de débats sociétaux nauséabonds, aggravation de l’injustice fiscale, multiplication des passerelles entre pouvoir politique et puissance financière, mise en coupe réglée de la justice, instauration d’un rapport de force constant vis-à-vis des journalistes…

Bref, ça a été grand chelem en Sarkozye. Le dire maintenant est une banalité. Le prédire il y a 5 ans eut été la panacée. Mais le legs est bien présent.

Lire la suite

Jean François Copé, mutant chiraquien égaré en Sarkozye

Jean François Copé a donc officialisé sa candidature à la présidence de l’UMP dimanche 25 août à Châteaurenard. Un show à l’Américaine contrastant avec le côté fête champêtre de Fillon au même moment : 2000 partisans chauffés à blanc; les députés Lionnel Luca et Thierry Mariani venus en voisins, y compris idéologiques, rassurer définitivement l’électeur frontiste frondeur. Et dans un coin, la photocopieuse à parrainages, pour ceux qui veulent franchir ce nouveau pont d’Arcole avec l’ami Jean François.

Une démonstration de puissance pour celui qui, en qualité de secrétaire général, continue d’utiliser l’appareil en foulant aux pieds les règles les plus élémentaires de l’équité démocratique. Il faut dire qu’il a été à bonne école pendant la présidentielle.

Lire la suite