Si Sarkozy est réélu, on ne pourra plus dire qu’on se savait pas

Nous sommes à la veille d’une élection cruciale. Le vote de demain ne sert pas seulement à élire le prochain président de la République, il sert surtout, pour chacun d’entre nous, à exprimer ce que nous voulons pour notre avenir et celui de nos enfants. Il s’agit donc d’un choix sociétal davantage qu’idéologique, sur fond de crise économique et financière.

Cette crise a d’ailleurs bon dos, utilisée tantôt par le président sortant pour se dédouaner de son piteux bilan, tantôt pour nous imposer à marche forcée ses nouvelles propositions encore plus libérales. Et pour un peu, il serait satisfait du résultat produit en 5 ans…

Nul besoin de disserter ici du programme de l’un et de l’autre, la presse l’a fait abondamment et avec acuité. Mais avant que chacun d’entre nous ne soit amené à faire son choix définitif, je l’invite à se poser les quelques questions suivantes :

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Frédéric Lefebvre ou la prise de pouvoir des philosophes dans la campagne de Sarkozy

Bon, autant vous le dire tout de suite : ce billet ne casse pas trois pattes à un canard, ni même deux neurones à un jeune de l’UMP. Et il ne révolutionnera pas l’analyse politique par sa subtilité ou sa perspicacité. Bref, ce n’est pas avec ça que j’entrerai au Panthéon des observateurs politiques.

Mais, parce qu’il y a un mais, quand on peut se moquer, pourquoi se priver de rire à gorge déployée ? Ma cible aujourd’hui ? Frédéric Lefebvre alias Frédéric Rac, la boite à idées officielle du président sortant.

On vante souvent l’intelligence tactique de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, qui serait composée de spin doctors brillantissimes (P. Buisson, P. Giacometti, E. Mignon, G. Peltier…) capables de sortir leur champion de n’importe quelle ornière électorale. On verra au soir du 6 mai.

Mais on se trompe. Le véritable génie est ailleurs. Le football a Lionel Messi, le tennis Roger Federer, le basket Tony Parker. Et en termes de stratégie politique, il y aura désormais un avant et un après Frédéric Lefebvre.

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Le courage politique de Nicolas Sarkozy expliqué à mes enfants

Monsieur le candidat de la droite décomplexée,

Ainsi donc, suite au 1er tour de la présidentielle qui vous a placé en finale contre votre adversaire socialiste François Hollande, vous nous et lui proposez 3 débats afin de montrer au monde entier que votre usine à testostérone tourne à plein régime. La bataille du candidat normal contre le candidat hormonal en somme.

Quelle bonne nouvelle. Quand j’ai voulu expliquer à mes deux enfants les raisons et les modalités de l’élection présidentielle, j’ai ainsi pu leur démontrer que les notions de projet, de programme, d’engagement, de propositions, de cohérence, de vision pour le pays etc… n’avaient de fait aucune espèce d’importance car seul compte le combat final où les adversaires se battent jusqu’à l’implosion télévisuelle du plus faible.

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Dix raisons objectives (quoi que…) de ne pas voter Nicolas Sarkozy en 2012

Cher électeur, cher aficionado d’un camp ou de l’autre,

L’élection se profile à l’horizon et il va te falloir faire un choix cornélien les 22 avril et 06 mai prochains. Pour t’aider dans cette tâche qui engage ton avenir, celui de tes enfants, parents ou amis, je te livre en exclusivité une grille de lecture et d’analyse qui te sera d’un précieux secours.

Ce sont les 10 raisons de ne pas voter Nicolas Sarkozy en 2012. Pas de parti pris et donc aucun risque d’interprétation erronée, que du factuel, objectivité et tangibilité garanties. Alors, pourquoi ne faut-il pas reconduire le roi de Neuilly pour un second quinquennat ?

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Le coq Sarkozy se dresse sur ses ergots mais est terrorisé par la basse-cour

Nicolas Sarkozy le belliqueux, Nicolas Sarkozy le bagarreur de rue, Nicolas Sarkozy prêt à en découdre à la savate de peur d’en prendre un bon coup dans le séant le 6 mai par des Français excédés de son comportement d’enfant gâté.

Le voila qui propose maintenant à son adversaire deux débats dans l’entre-deux tours. Tellement certain d’atomiser François Hollande si celui-ci est qualifié pour le second tour, tellement sûr de sa supériorité sur le candidat socialiste, le fanfaron de Neuilly se dresse sur ses ergots, bombe le torse, recommence à se pavaner et claironne :

« Si les Français me choisissent, je participerai évidemment au débat. C’est un moment solennel qui fait toujours ressortir la vérité des personnalités et des projets ».

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