La candidature de Nicolas Sarkozy, juste une fable éculée de La Fontaine

Cher peuple de France et de son roi Nicolas Sarkozy,

Mercredi 15 février sur TF1 pour son annonce de candidature, puis jeudi 16 février lors de son 1er meeting de campagne à Annecy, et hier encore en meeting à Marseille, ton roi Nicolas Sarkozy a indiqué te (nous !) mettre au centre de ses préoccupations et vouloir te (nous) rendre le pouvoir, à travers notamment l’organisation de référendums et la volonté d’anéantir les élites politiques, économiques, administratives et syndicales.

Selon toi, qui est l’origine de cette brillante idée ? Les conseillers et stratèges de Nicolas Sarkozy que sont Henri Guaino, Emmanuelle Mignon, Patrick Buisson ou encore Franck Louvrier ? Non, ce stratagème de ton régent est quelque chose que tu as déjà étudié à l’école, quelque chose de vieux comme le monde. En fait, cette candidature est une fable.

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Référendum : un gamin sous-diplômé peut-il présider l’EPAD ?

Un étudiant sous-diplômé et futur chômeur (mais dans le 92…) peut-il refuser, sous peine de sanctions financières, un poste de président du 1er quartier d’affaires européen ?

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Cher jeune de l’UMP en quête d’arrogance

Dans la même collection: Cher Jeune de l’UMP, pourfendeur de François Hollande

Cher jeune de l’UMP,

Tu manques parfois d’arrogance (si si, je t’assure c’est possible car justement tu es encore jeune et inexpérimenté) et tu souhaiterais acquérir cette vertu cardinale qui fera de toi un « Very High Pot », un élément à très haut potentiel incontournable au sein de ton parti.

Comme tu le sais, ça ne s’apprend pas à l’école. Alors, tu essaies de glaner ça et là les informations si précieuses nécessaires à ton auto-formation afin d’accéder au niveau ultime de suffisance qui ferait passer en comparaison le footballeur Patrice Evra pour une pâle copie de l’Abbé Pierre.

Ainsi, tu as observé avec sagacité et pertinence qu’il y a dans les rangs de la droite une faune politique qui ne demande qu’à te transmettre ce savoir séculaire mais jalousement gardé. A une condition : il faut t’en montrer digne.

La difficulté, c’est que dans ton parti, il n’y a pas une arrogance mais des arrogances, son caractère protéiforme la rendant d’autant plus difficile à apprivoiser. Il te faudra donc savoir la reconnaître pour ensuite la faire tienne et l’utiliser à bon escient dans la vraie vie.

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François Bayrou

Présidentielle : et si le ticket gagnant de l’UMP était François Bayrou ?

Quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre. Cette maxime empruntée au jargon sportif et qui dédouane l’entraîneur d’expliquer les raisons d’une mauvaise prestation de son équipe est un peu ce qui arrive en ce moment à la majorité.

Alors que Standard & Poor’s vient de sanctionner le bilan du président Sarkozy à travers la dégradation de la note AAA de la France (même si Moody’s a dit le contraire), que la dette publique a explosé durant le quinquennat (600 milliards d’euros, aux alentours de 90% du PIB), que le chômage a vu sa courbe monter en flèche (1 million de chômeurs en plus sur la mandature) et que le pouvoir d’achat des Français s’érode jour après jour (par exemple le prix des carburants), les seules réponses apportées par le candidat Sarkozy sont l’agitation à tout va et le dénigrement systématique du projet socialiste.

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Présidentielle 2012 : Moody’s valide le projet socialiste !

L’agence de notation Moody’s vient à l’instant de confirmer le triple A de la France, prenant le contre-pied de Standard & Poor’s qui avait au contraire annoncé vendredi 13 janvier l’abaissement de la note française de AAA à AA+.

Mais dans leur empressement aveugle et désespéré à vouloir sauver la face et les meubles à défaut de pouvoir justifier leur bilan, les membres de la majorité ont encore une fois fait preuve ce week-end d’un sens politico-tactique redoutable… surtout pour eux.

Cette stratégie consistant à occuper à tout prix le terrain et à allumer le camp adverse semble manifestement mauvaise conseillère et trop de riposte tue la riposte.

Ainsi, depuis la décote de vendredi par Standard & Poor’s, il est davantage question pour le pouvoir en place de rejeter la faute sur l’opposition, même si celle-ci n’est pas aux affaires, que d’essayer de véritablement trouver des solutions et éventuellement de laisser au vestiaire ses vieilles doctrines.

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